Mes débuts dans les médias

Back in the days… De 2003 à 2012!

Je roule ma bosse depuis un bout en informatique. J’ai débuté pour vrai dans le domaine en 1999, en gagnant le contrat de développement du premier site Web de la Municipalité de Boischatel. À l’époque, j’avais 18 ans, et ma petite entreprise, Créations Multimarketing enr.

Vint la décennie 2000. J’ai étudié en gestion de réseaux au Collège Multihexa. J’étais en stage au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Sociale, au 425 St-Amable (Jacque Parizeau aujourd’hui), à Québec, lorsque j’ai appris, par la radio du camion Fedex stationné devant, par la voix inimitable d’André Arthur, qui d’un ton grave décrivait les attentats du 11 septembre 2001.

Je n’ai pas travaillé du reste de la journée, me contentant de parcourir les cnn.com, cyberpresse.ca, altavista.com et yahoo.com, à la recherche d’informations sur ce qui venait de se passer aux États-Unis, qui étaient alors à leur apogée de grande puissance mondiale.

Le stage passa, mon emploi au Collège Multihexa aussi, jusqu’à ce que je me retrouve à Longueuil, dans une toute petite entreprise de service informatique, en 2002-2003, à jouer le technicien informatique dans des PME et chez des particuliers. À tous les matins sur la route ou au bureau, j’écoutais André Arthur, qui était diffusé au 1040AM (CJMS Country à St-Constant). Sur l’heure du lunch, j’aurais pu l’écouter aussi, mais il n’était diffusé que dans la région de Québec. C’était plutôt Frenchie Jarraud qui tenait le fort à CJMS.

Ma première en radio

Un certain matin de 2003, Arthur chiâlait qu’il s’était fait charger des interurbains à Sao Tomé. Je savais qu’il s’était fait prendre par un « Dialer », une espèce de virus informatique qui, dans le temps, composait des numéros à l’étranger sur les ordinateurs munis d’un modem téléphonique. J’ai donc envoyé un courriel à sa recherchiste pour lui indiquer que c’était de la faute de M. Arthur, puisqu’il avait été infecté d’un virus. Elle m’a immédiatement rappelé pour que je parle en ondes sur le sujet à l’heure du lunch.

Ce premier midi de radio, j’ai eu une discussion de plus de 45 minutes, sans interruption, avec un André Arthur* avide de connaissances, qui voulait en savoir plus non seulement sur le sujet des « dialers », mais de façon générale sur l’informatique. À cette époque, nous étions encore peu de spécialistes dans le domaine, et le sujet était en pleine effervescence. Avec l’arrivée des Google, MySpace, Geocities, Youtube et autres plateformes qui amèneraient bientôt ce qu’on a appelé le Web 2.0.

Le lendemain midi, M. Arthur recevait une madame aux communications de Bell Canada, pour expliquer qu’ils ne pouvaient pas bloquer des numéros connus de scammers de Sao Tome. Ce qui était faux, mais bon, on m’avait réinvité pour « debunk » les niaiseries qu’elle dirait. Encore un autre 30 minutes de discussion live avec M. Arthur, et ma « carrière » de radio était lancée. Lise Robitaille, sa recherchiste, m’a rappelé après cette entrevue pour me demander si elle pouvait me rappeler pour discuter techno au besoin.

Dans les mois qui suivirent, j’ai fait quelques interventions ad hoc lorsqu’il y avait des sujets intéressants, mais toujours par téléphone, puisque j’étais toujours dans la région de Montréal. En mars 2004, je suis redéménagé à Québec, alors qu’au même moment, le studio de CKNU 100.9 de portneuf, où était basé M. Arthur, est déménagé au 1134 Grande-Allée, juste à côté des studios de CHOI 98.1. Le timing était parfait, et Lise m’a offert d’avoir ma chronique hebdomadaire avec M. Arthur, en studio. J’ai même pu choisir ma journée, le lundi.

Ma chronique hebdomadaire

J’ai donc eu ma chronique hebdomadaire de 2004 à 2006. J’avais même ma chanson-thème de chronique, une obscure chanson poche de « Michel, l’ingénieur informaticien« , et tout le monde me reconnaissait avec ça. C’était vraiment très drôle!

Pendant ces années, j’ai connu Stéphane Dupont, qui faisait déjà les remplacements d’André Arthur, et qui m’invitait également pour continuer mes chroniques lorsque M. Arthur était en vacances. J’ai donc fait mes chroniques avec M. Arthur jusqu’à ce qu’il soit élu à la Chambre des Communes, comme député de Portneuf – Jacques-Cartier

Lorsque M. Arthur a quitté pour la vie politique, Stephan Dupont a repris le flambeau du midi, mais à CHOI 98,1, et ça a complètement propulsé sa carrière. J’ai donc continué mes chroniques avec lui de 2006 à 2010. J’ai également eu la chance de faire une petite escapade télévisuelle avec M. Arthur en 2008-2009, alors qu’il animait une émission le midi à TQS, qui était en faillite à l’époque.

Éventuellement, la relation avec Stephan Dupont s’est détériorée, et pour des raisons personnelles, j’ai cessé de faire mes chroniques hebdomadaires avec lui.

Sur l’entrefait, Marie Lefebvre, une amie à moi, chroniqueuse arts et spectacles qui était au 93,3 avec Hugo Langlois à l’époque, m’a contacté parce qu’Hugo voulait travailler avec moi. Il voulait que je fasse également une chronique hebdomadaire sur l’informatique. C’est ainsi que j’ai terminé ma carrière radiophonique, en 2011 et 2012, avec des chroniques du midi avec Hugo Langlois au FM93.

De toutes ces années de radio, j’ai eu la chance de travailler sur les émissions de radio les plus écoutées le midi à Québec, soit avec André Arthur et Stephan Dupont. À travers tout ça, j’ai quand même pu développer ma carrière d’architecte en infrastructures et télécommunications. Parce que non, si jamais vous vous posiez la question, on ne vit pas d’une chronique hebdomadaire à la radio. On le fait par passion, vraiment pas pour l’argent!

Section OPINION

* André Arthur… Tout un personnage! Dans le privé, c’était un homme excessivement généreux, gentil, honnête et érudit. Il avait une mémoire d’éléphant, une intelligence hors du commun. Seule chose, il était resté pris quelque part dans les années 70 en terme d’ouverture d’esprit. Sa recherchiste, Lise Robitaille, le gardait bien en laisse, afin qu’il ne se mette pas trop le pied dans la bouche, et qu’il conserve son micro.

En ondes, c’était un personnage acéré, revendicateur, populiste, très bien informé, et bien qu’il marchait toujours sur la fine ligne entre la liberté d’expression et la diffamation, il avait le flair pour débusquer les bons sujets, les « snake in the grass », les faux-culs et les bonnes histoires. C’était un conteur comme il ne s’en fait plus.

Lise a dû l’abandonner quelque part lors de son retour à la radio après sa défaite comme député. À partir de ce moment, il est devenu un homme amer, gâteux. Je dirais, pour utiliser le terme anglais, un « loose cannon ». Je me souviens quand il a décrit l’adversaire du NPD dans son comté qui l’a défait dans la vague orange. Ses mots les plus gentils pour la qualifier furent « grosse fille laide ». En ces 3 mots, il y a probablement 5 préjugés que tu ne peux pas avoir aujourd’hui. Mais ça, il s’en foutait. Il a perdu son micro en 4è vitesse, après avoir surnommé la rue St-Jean à Québec (le quartier gai) le « Boulevard SIDA ». C’est terrible de parler comme ça. Mais ça aussi il s’en foutait.

Il a terminé sa vie comme une parodie de lui-même, sur Twitter, à écrire des folies. Il était devenu grand-papa, un rôle qu’il semblait bien apprécier la dernière fois que je l’ai croisé et que j’ai croisé son fils, René. Mais en ligne, il n’était pas juste un « loose cannon », il frôlait souvent la folie. Autant j’ai pu apprécier l’homme qu’il était hors des ondes, autant je ne le reconnaissais plus, malgré son verbe élaboré même en fin de vie.

Aujourd’hui, un petit con a repris son compte Twitter (X), l’a renommé André Arthur Live du Paradis, et c’est un véritable désastre. Il a notamment doxé Jérôme Landry, et on voit le niveau d’inculture associé au gestionnaire du compte. Mal informé, niveau de français de 4è année faible. Plusieurs ont dit que le nouveau gestionnaire du compte serait un ancien animateur de CHOI, mais il paraît qu’il jouait au Dek Hockey quand le compte a doxé Jérôme…

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